Brexit : un au revoir à l’Europe ?

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Le mot "Brexit" est un diminutif de "British Exit", qui concerne la possible sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. A ne pas confondre avec le "Grexit", où la possible exclusion de la Grèce de la zone euro (mais pas de l’U.E) pouvait être perçue comme une sanction envers le pays d’Homère, tandis que pour le "Brexit" il s’agit d’une sortie volontaire de Londres de l'Union Européenne.

Pour rappel, la Grande-Bretagne est formée par les territoires suivants : l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Écosse. Le Royaume-Uni est un pays composé de 4 nations d’origine : L’Angleterre, dont la capitale est Londres (mais aussi la capitale du R-U) ; L’Écosse, dont la capitale est Édimbourg ; Le pays de Galles, dont la capitale est Cardiff ; L’Irlande du Nord, dont la capitale est Belfast.

Lors du Conseil européen des 18 et 19 février 2016, un arrangement sur le "statut spécial" du Royaume-Uni dans l'Union Européenne a été défini. Au lendemain de cet accord, le Premier ministre David Cameron a avisé qu'un suffrage aurait lieu le 23 juin 2016 pour que les Britanniques votent quant à la décision de rester ou non dans l’Union Européenne.

Qu’a obtenu le Royaume-Uni du Conseil Européen?

La limitation des demandes pour les immigrants qui arrivent au Royaume: le premier ministre britannique dispose désormais du pouvoir nécessaire pour délimiter certaines aides sociales dont profitent les nouveaux immigrants issus de l'Union Européenne;

  • L’Euro: David Cameroun a négocié aussi pour que l'euro ne soit pas la seule monnaie officielle de l'Union Européenne;
  • Le marché commun/unique : Pour terminer de bâtir ce marché, le Royaume-Uni désire que la libre circulation des capitaux soit améliorée, et que la réglementation européenne pèse moins sur les entreprises ;
  • La souveraineté : Londres désire aussi un raffermissement des pouvoirs législatifs des parlements nationaux.

Depuis quelques années, certains pays européens désirent une Europe plus fédérale, la mise en place de plus d’unités en ce qui concerne la législation, l’écologie, le droit du travail mais encore la politique étrangère ou de défense. Mais cela est vu d’un mauvais œil de l’autre côté de la Manche. En effet, rares sont les Britanniques qui acceptent cette vision d’une Union Européenne plus fédérale.

L'immigration et ses impacts sur l'économie britannique :

Les opposants au Brexit mettent en avant que les immigrés en Grande Bretagne ont tendance à être jeunes, avec un niveau d’études plus élevé que la moyenne et paient plus d'impôts. En conséquence, ils contribuent à la croissance économique du pays et sont donc un atout pour l'équilibre budgétaire. Selon eux, la Grande-Bretagne a besoin de l’immigration pour stabiliser son économie. Toutefois, cette forte immigration risque d’avoir un impact négatif à long terme. En effet, selon des études statistiques, plus de 300 000 immigrés entrent au Royaume-Uni chaque année. D'ici 2050, ils seront plus de 8 millions de personnes issues de l’immigration, du coup le pays risque de ne pas avoir les ressources nécessaires pour les intégrer.

Que pensent les alliés du Royaume-Uni au sujet du Brexit?

Le gouvernement chinois a dit très clairement vouloir le Royaume-Uni en tant que membre actif de l'Union Européenne. Les Japonais s’attendent à ce que le Royaume-Uni maintienne son rôle important au sein de l'Union et soit une passerelle entre leur pays et l’Europe. Le gouvernement indien veut que le Royaume-Uni soit le point d’entrée dans l'Union Européenne. Les Etats-Unis d'Amérique, eux, ne seront plus intéressés par l’accord bilatéral avec l’Union Européenne en cas de Brexit, et veulent voir le pays maintenu dans l'Union.

Les Britanniques, pour ou contre le Brexit?

Selon The Week, les électeurs britanniques sont partagés sur la possibilité de quitter ou non l'Union Européenne après le référendum du 23 Juin, au vu des derniers sondages.

La question des inconvénients et des avantages du maintien de Londres dans l'Union Européenne divise la presse britannique. Beaucoup de journaux à grand tirage soutiennent le Brexit, alors que la presse financière souhaite le contraire.

En outre, l'Union Européenne a clairement stipulé que les pays non-membres, comme la Norvège et la Suisse, peuvent avoir un accès au marché commun s’ils acceptent la plupart des règles de l’Union, dont la libre circulation des personnes dans l’espace Schengen et la contribution au budget de l'Union Européenne. En d'autres termes, un Royaume Unien dehors de l’Union Européenne pourrait envisager des accords avec celui-ci, mais n’aurait rien à gagner en termes de souveraineté; en effet, le pays perdrait certainement son droit de vote et d'influence sur les grandes décisions de l’UE. De plus, des entreprises cotées pourraient quitter la City au profit d’autres places boursières européennes afin de profiter des avantages que procure l’UE.

Royaume-Unis vs. Écosse :

Une autre complication du Brexit, c’est l’Écosse : la montée du nationalisme écossais a un effet important sur l’envie d’indépendance de l’Ecosse par rapport au Royaume-Uni. En 2014, l'Ecosse a voté par son propre référendum pour rester dans le Royaume-Uni. Mais avec une opinion écossaise bien plus pro-européenne qu'en Angleterre, beaucoup pensent que le Brexit conduirait à un autre référendum sur l'indépendance de l’Écosse du Royaume-Uni.

Les conséquences géopolitiques du Brexit pourraient ne pas apparaître immédiatement, l'Union Européenne pourrait même survivre temporairement. Mais il y aurait des conséquences pour assurer la stabilité financière et la gestion des flux migratoires qui seront plus difficiles à gérer.

Quand elle agit comme une entité, l’UE est la plus grande économie dans le monde, et sa population de près de 500 millions de personnes est considérablement plus importante que les Etats-Unis par exemple avec ses 325 millions habitants. L’Europe est le plus grand marché commercial du monde, ce qui représente 17% du commerce mondial. Le continent a également 27 universités classées dans le top 100 mondial, et ses industries contribuent environ à 7% de son PIB. En termes de dépenses militaires, l'Europe est classé deuxième derrière les États-Unis, ce qui représente 15% des dépenses mondiales, contre 12% pour la Chine et 5% pour la Russie; La France et la Grande-Bretagne sont les deux principales sources de puissance expéditionnaire européenne.

Face à une Chine au poids économique grandissant, le risque d’un déclin de la Russie et l'agitation prolongée dans le Moyen-Orient, la coopération transatlantique sera cruciale pour le maintien d'un ordre international sur le long terme. Avec le Brexit, il y aura sans aucun doute un affaiblissement entre l'Europe et la Grande-Bretagne, ce qui ferait un système international désordonné.





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