Le commerce équitable est-il égalitaire ?

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Qu’est-ce que le commerce équitable ?

Dans un monde économique dicté par les multinationales, une pratique grandissante gagne de plus en plus de terrain dans nos habitudes de consommation. Il s’agit du commerce équitable, se définissant entre autres comme un échange commercial éthique et socialement responsable en permettant le développement des petits agriculteurs et artisans traditionnels. Ce type de commerce se base sur trois principes majeurs :

  • Une meilleure rémunération des producteurs leur assurant une rentrée d’argent minimum même en cas d’effondrement du prix du marché. La règlementation veut que chaque producteur soit payé au prix plancher ou au prix du marché si ce dernier est supérieur.
  • De meilleures conditions de travail à travers une relation commerciale saine et un lieu de travail sûr ne troublant pas les habitudes des producteurs et n’exploitant pas les enfants. Les agriculteurs et artisans sont protégés d’éventuels abus des grandes entreprises.
  • Une production soucieuse de l’environnement en encourageant une exploitation agricole biologique et un artisanat écoresponsable. L’utilisation de pesticides et autres organismes génétiquement modifiés est contrôlé et limité.

Ces principes sont reconnus par toutes organisations de commerce équitable mais leurs niveaux d’exigence diffèrent.

Selon FaireTrade / Max Havelaar (FTMH), il y aurait 80 millions de consommateurs de produits équitables labélisés dans le monde et ce commerce bénéficierait à près de 2 millions de producteurs. Ce nombre grimpe à 10 millions de personnes en intégrant leurs familles (ces chiffres de 2012 ne concernent que le label FTMH).

Comment est né le commerce équitable ?

Il existe principalement deux types de produits équitables : Les produits agricoles (essentiellement alimentaires) et l’artisanat. De ce fait, il existe deux origines distinctes du commerce équitable tel qu’on le connaît aujourd’hui.

En effet, l’idée remonte à la fin des années 40, quand des organisations caritatives religieuses de Grande Bretagne et des États-Unis importèrent des produits issus de l’artisanat des pays du sud. Le but était de vendre à bas prix les produits de petits artisans des pays pauvres. L’acheteur bénéficiait d’un produit exotique, fait-main et bon marché, et les producteurs s’assuraient une entrée d’argent opportune. Mais ce n’est que durant les années 60 qu’une pratique équitable de produits artisanaux commença à prendre de l’ampleur grâce à l’ouverture de plusieurs magasins spécialisés à travers l’Europe. En France, le premier du genre n’est fondé qu’en 1974 par l’Abbé Pierre, sous le nom de « Artisans de monde ».

Les produits alimentaires équitables, aujourd’hui majoritaires, ne sont réellement démocratisés qu’à partir des années 80, suite à la crise mondiale du café qui a vu le prix de ce dernier s’effondrer. C’est dans le but d’aider les producteurs de café que cette pratique s’est étendue vers les produits agricoles. On parle néanmoins de commerce solidaire. Ce n’est en effet qu’en 1989 que le terme de commerce équitable apparaît et est reconnu publiquement comme l’appellation officielle.

Quelles organisations régulent ce commerce ?

L’un des problèmes majeurs de ce milieu réside dans sa structuration quelque peu compliquée. Effectivement, à l’échelle planétaire, il existe un nombre démesuré d’organisations opérant dans le secteur (environ 1400 !) ce qui complique une possible harmonisation mondiale. Ces organisations sont toutefois regroupées pour la plupart au sein de fédérations internationales, régionales et nationales qui coordonnent plus ou moins le tout. Voici les principales :

  • La Fairtrade Labelling Organization, dite FLO, est une organisation qui propose un label certifiant les producteurs acteurs de ce commerce, et non les industriels. Elle comprend dans ses rangs l’organisation hollandaise Max Havelaar citée précédemment.
  • La WFTO ou World Fair Trade Organization quant à elle accorde aux organisations une reconnaissance internationale via l’accréditation FTO (Fair Trade Organization).
  • Le Network of European Workshops, appelé NEWS, est une fédération regroupant les magasins des différents pays spécialisés dans ce marché.
  • L’EFTA, acronyme d’European Fair Trade Association référencie les plus importants importateurs européens de produits issus d’échanges équitables.

Ces fédérations sont aussi conglomérées de façon informelle sous le nom de FINE, fondée en 1998 pour avant tout défendre et promouvoir le mouvement.

L’équité rime-t-elle avec égalité ?

On distingue donc trois acteurs dans le commerce équitable : Les producteurs, les entreprises, et les consommateurs. Mais derrière l’image idéaliste de la petite ferme fleurie se cache peut-être un malaise tout autre. In fine, qui en est le plus gros bénéficiaire ?

Le consommateur ? Non pas vraiment. En effet, les acheteurs font souvent l’amalgame entre produits équitables et produits bio ; or il s’agit de deux notions distinctes. Consommer bio est effectivement une plus-value importante aux yeux des consommateurs mais à peine 50% des produits résultant du commerce équitable sont certifiés bio. De plus, le client paye plus cher ces produits et défavorise la production nationale. Il n’y a donc pas de quoi avoir bonne conscience surtout quand on sait que tout n’est pas rose pour les producteurs.

L’équité consiste à « attribuer à chacun ce qui lui est dû » de façon juste et impartiale. On peut donc considérer qu’il y a bien une équité puisque le producteur reçoit son dû et qu’il s’allie aux entreprises en toute connaissance de cause. Mais cet échange commercial n’est sûrement pas égal car le rapport de force entre le producteur et ses clients est loin d’être équilibré. L’une des critiques les plus récurrentes concerne une certaine surexploitation des producteurs qui troquent une activité agricole vivrière au profit d’une culture dédiée à l’exportation vers les pays du nord. Du coup, une totale dépendance des agriculteurs des pays du sud envers les pays riches se crée. Les agriculteurs doivent vendre leurs cultures au lieu de se garantir une autosuffisance alimentaire. En outre ce fait, cette attache empêche les producteurs, agriculteurs ou artisans, de diversifier leurs production et ainsi migrer vers une activité ou des cultures plus rentables. N’oublions pas que les pays développés se sont enrichi grâce entre autre à des techniques agricoles et technologiques nouvelles et plus productives. Selon le journal britannique The Guardian, seul 5% du prix d’une barre de chocolat équitable irait aux pays pauvres. Le petit producteur ne s’enrichit donc pas ou trop peu.

Quid des multinationales ? Ce sont très probablement elles les grandes gagnantes car elles surfent sur la vague de ce commerce de bonne foi à l’origine noble. En effet, aucun organisme ni fédération cité précédemment ne certifie comme équitable ces entreprises, leur mainmise sur les fournisseurs leur permet au final de contrôler le volume de production en fonction de leurs besoins.

Au final, l’idée du commerce équitable n’est pas à abandonner, bien sûr, car malgré beaucoup de points négatifs, cet échange assure de bonnes conditions de travail dans les pays pauvres. Mais il faut toutefois réorganiser et unifier les fédérations concernées afin d’améliorer le tout, ou bien trouver des solutions alternatives. Si vous êtes agriculteur ou artisan en France, produire de façon équitable n’est pas vraiment rentable et insuffisant à l’heure ou la terre compte près de 7 milliards de bouches à nourrir. Optez plutôt pour une optimisation de votre activité en investissant pour une meilleure productivité et en cas de besoin, faites-vous aider financièrement. Si vous nécessitez un petit coup de pouce, Cashper peut vous délivrer un crédit facile et rapide. Cashper est au plus près de vos projets.


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